Voici la chronique de Phil Ame-L tiré du site de Higher Records.
De retour apres combien de temps sans blog? Je ne sais même pas moi-même! Sûrement trop pour vous chers lecteurs! Récemment, j’ai eu quelques discussions sur le net, dans la rue ou dans mon studio de radio sur la quantité de produit qui sortent par semaine dans le monde du rap. Trop ou pas assez? Tous de la qualité? Dans les derniers mois de mon underground personnel, j’ai vu quelques produits charmant apparaître. Riopel, PopStar, ASH et Krooks sont ceux, ces temps-ci qui attirent mon attention et mon oreille. Peut-être me direz vous qu’on me les poussent bien ou que je les connais et vous auriez peut-être raison. Mon point n’est pas là.
Mon questionnement tourne plutôt autour de la rapidité et de la facilité que les mc ont a produire un projet hip-hop. Myspace, youtube, facebook, twitter sont tous des outils de promotions rapides. Un ordinateur et un programme de beatmaking suffisent a beaucoup pour sortir un track sur le net. Mais quand l’auditeur prend le temps de s’attarder, exemple sur le top10 de HHQC, il verra que ce sont souvent les mêmes qui font la manchette. Pourquoi? Parce qu’ils offrent du bon son et de la qualité. Simple comme réponse mais si souvent évaporé dans le power trip que peut être une track ou un show que l’on nous offre rapidement. Je ne dénigre personne, ne pense même à personne en particulier. Mais si on se fit au noms que j’ai cité plus haut, ce sont des artistes de la relève qui ont su arrivé avec un son peaufiné, un produit de qualité même si il s’agit d’un street tape!
Évidemment, j’entends déjà l’un me dire Krooks et Popstar avaient des featurings « poids lourds » en L’Assemblée et Dirty Taz. Mais au final, c’est la totalité du beat, du mix, de l’enregistrement, du mastering qui fait d’un produit quelque chose de durable et de vendeur. Pas seulement le texte ou les multis. Et pour ce qui est de Riopel? Il a quand même trôné au sommet du bandeapart.fm pour quelques temps. Il a pris son temps pour nous offrir un produit digne de tous les bons disquaires.
Personnellement, je pense que cette rapidité de mise en ondes (via le net) va se calmer au fil des ans, et que d’ici 4 ou 5 ans, nous reviendrons au produit digne d’un rap queb que l’on peut vendre au disquaire. Et à tous les artistes dont les albums sont sur les tablettes : Big Up!
Phil Hamel
lundi 22 juin 2009
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